Ce mardi 21 mars 2017 à la librairie La Page à Londres, Emma Martinelli et Nathan Carême-Hans ont reçu le Prix du jeune journaliste. Félicités et encouragés par les professionnels, les gagnants de cette troisième édition témoignent d’un intérêt certain pour le métier.

« Ça fait très plaisir de voir une nouvelle génération de jeunes journalistes », se réjouit Jon Henley, correspondant aux affaires européennes de The Guardian et membre du jury.

Bien qu’il soit trop tôt pour dire ce qu’ils vont faire de leur vie, ils sont déjà bien dégourdis dans les pratiques journalistiques ; à l’image de Nathan, 13 ans, lauréat dans la catégorie collège. Il a réussi à tirer son épingle du jeu parmi une cinquantaine de candidatures en traitant un sujet de son choix avec un texte sur le réchauffement climatique, intitulé « Iceberg en danger ». « Je voulais avoir la liberté de parler d’un sujet qui me tient à cœur et qui m’intéresse beaucoup. J’aime la nature et je suis un grand fan du travail de David Attenborough » – réalisateur et scientifique britannique. (NDLR) – explique l’élève de Whitgift School. Un parti pris très apprécié par les membres du jury, tout comme le soin de croiser différents points de vue. Dans son texte, il a en effet donné la parole à la fois à un policier, un médecin et un psychologue. S’adressant à Nathan, Sonia Delesalle-Stolper, journaliste à Libération et membre du jury, ajoute : « Tu m’as appris beaucoup de choses dans ton article et c’est ce qu’on attend d’un journaliste ! ».

Des réflexes journalistiques qu’il pourra enrichir lors d’ateliers de journalisme à l’IEJ – European Institute of Journalism à Londres et/ou durant les stages d’observation, qui composent entre autres les prix des gagnants.

Du talent ? La gagnante dans la catégorie lycée n’en manque pas non plus. En choisissant d’écrire sur le thème proposé par le concours, Emma Martinelli, élève en seconde au Lycée Français Charles de Gaulle de Londres, reconnaît être « bien placée pour parler de l’impact des écrans dans nos vies. » Mais comme elle l’explique, elle n’a pas voulu rester sur la facilité et a cherché à voir plus loin. Une assurance qui ne surprend pas Emmanuel Salloum, assistant d’éducation au Lycée Charles de Gaulle. Il se souvient de la jeune lycéenne qui à l’époque, alors qu’elle n’avait que 11 ans l’avait convaincu de fonder le journal des collégiens.

Son article « Le côté obscur des écrans » qui lui a permis de remporter le prix, témoigne de « une grande rigueur et une bonne structure » reconnaît Jon Henley, mais qui lui conseille tout de même de « mettre plus de cœur et pas seulement la tête » dans ses textes.

Des récompenses, des conseils et des encouragements qui durant cette Semaine de la presse et des médias dans l’École n’auront pas manqué de faire naître des vocations.

Sittina Youssouf

 

Crédit photo: MBC