| Sixtine Petrescou, Ecole Jeannine Manuel, nominée dans la catégorie collège du Concours du Jeune Journaliste 2020 | Mai 2020 |

 

EcoLondres

 

« Reduce, Reuse, Recycle » depuis quelques années, l’écologie repose sur ces trois fondements, à savoir « réduire, réutiliser et recycler ». On nous enjoint, dès la maternelle, à éteindre la lumière dès que l’on quitte une pièce, à nous resservir de nos sacs plastiques ou encore à trier le verre, le carton et le papier et à mettre de côté nos déchets organiques pour en faire du compost. Nous sommes tous responsabilisés à notre échelle, mais, à un niveau bien supérieur, que fait une grande ville comme Londres (au Royaume-Uni) pour l’environnement ?

 

Tout d’abord, avec ses 270 stations et une moyenne de 4,8 millions de passagers par jour, « le tube » londonien est l’un des principaux moyens de transport en commun de la ville. En août 2019, TfL (Transport for London) a décidé d’utiliser la chaleur des passagers et des trains pour chauffer des locaux dans le Nord de Londres. Grâce à un puit de ventilation installé dans les stations, le projet génèrera le chauffage de 1000 foyers, de bureaux et d’un centre de loisir. Cette action permet d’envisager une manière plus écologique de chauffer les villes à l’avenir.

 

De plus, pour réduire le trafic et les microparticules nocives en centre-ville, la mairie de Londres a mis en place l’ULEZ (Ultra Low Emission Zone). Ainsi, au cœur historique de la capitale, ne sont autorisées que les voitures respectant la limite de rejet de particules polluantes. Néanmoins, les véhicules qui ne répondent pas aux normes de l’ULEZ peuvent s’acquitter du paiement de £12,50 par jour pour y entrer ! Cette règle, en étant particulièrement dissuasive et onéreuse, nous permet de respirer un air plus sain et plus pur.

 

Depuis 2010, les vélos à la disposition de la population sont de plus en plus nombreux : ils sont aujourd’hui au nombre de 11500 ! Voilà qui encourage l’utilisation de ces engins à deux roues ! Si Paris a ses « Velibs », Londres a la majorité de ses vélos financés par la banque « Santander ». Ces derniers sont également surnommés les « Boris bikes », en référence à Boris Johnson, qui a parrainé le projet. Enfin, la ville a grandement amélioré et étendu son réseau de pistes cyclables nommé « Cycleways ».

 

Grace à ses musées, ses parcs, son histoire et ses monuments, Londres se place à la deuxième place des villes les plus visitées au monde. Malheureusement, le tourisme de masse est souvent synonyme de pollution ; le transport, le logement, l’alimentation, les services… finissent par laisser une empreinte carbone très importante. C’est pourquoi Londres a mis en place des distinctions tels que « green Tourisme » ou « Locavor » pour récompenser les hôtels et les restaurants les plus écologiques.

 

En 2015, les autorités londoniennes ont créé une piscine entièrement écologique dans le quartier de King’s Cross. Cet étang est écoresponsable puisqu’il n’y a pas de chlore, ni de bords coupants en béton. L’hygiène est assurée par des plantes comme des roseaux filtrant l’eau et le béton est remplacé par un sol en argile. Cette piscine, en plein cœur de la ville, peut accueillir une centaine de nageurs à la fois. Voilà une bonne solution écologique pour profiter de la chaleur en été. Malheureusement, elle n’est plus ouverte aujourd’hui.

 

Finalement, « faire la fête » et « être écologique » ne sont plus des antonymes. C’est ce que la discothèque « Club4climate » tente de prouver grâce son concept révolutionnaire de boîte de nuit qui récupère, à travers les dalles, et transforme l’énergie mécanique des danseurs en énergie électrique utilisée pour le système d’éclairage du club. Ce système permet d’économiser 30 % d’électricité et de réduire de 50 % les émissions de CO2 de la disco. Alors, prêts à danser ?

 

De nos jours, nous sommes tous sensibilisés à l’écologie : citoyens petits et grands, hommes politiques, entreprises, villes, États… nous avons tous les moyens (et le devoir !) d’agir chacun à notre niveau. Londres tente de transformer ses transports en réutilisant la chaleur des passagers dans le métro, en réduisant le nombre de véhicules dans le cœur de la capitale, en offrant la possibilité d’utiliser des vélos en toute sécurité et en mettant en place un tourisme plus vert grâce à des distinctions diverses. Le choix nous revient de privilégier ces modes de transports et de vie pour que notre environnement urbain soit plus agréable !

 

Sixtine Petrescou
Ecole Jeannine Manuel