| Quentin Prieul | Avril 2020 |

 

Crédit photo : Quentin Prieul

 

J’ai passé toute ma vie à Londres, allant tous les jours dans le même quartier, dans la même école pendant 15 ans. Je voulais découvrir de nouveaux endroits et pour cette raison j’ai décidé de faire de mon mieux pour ne pas étudier au Royaume-Uni, classé plan c dans mes priorités.

McGill était de loin la meilleure option hors de Grande-Bretagne au regard de mes attentes et du parcours envisagé pour les années à venir. McGill est en effet très réputée pour son niveau académique et est idéalement situé au centre d’une des villes les plus cosmopolites du Canada.

Je me suis intégré assez facilement au sein de la vie universitaire. L’université et les associations étudiantes ont organisées de nombreux évènements visant à faciliter notre entrée dans cette nouvelle étape de notre vie. Dès notre arrivée sur le Campus, au mois d’août, l’administration a tout fait pour faciliter notre intégration, à commencer via l’organisation d’une réception parents et étudiants, pour rassurer les premiers et faire se rencontrer les seconds.

Le fait que la plupart des étudiants de première année vivent au sein de résidences universitaires, le plus souvent avec des colocataires, facilite la création de liens sociaux. De plus j’ai eu la chance d’avoir à mes cotés de nombreuses personnes provenant des deux Lycées Français de Londres (plusieurs étaient même des camarades de ma classe de Terminale), rendant mon intégration encore plus facile. De connaissance, tout les français de Londres se sont bien intégrés dans la vie universitaire. De mon côté, j’ai cependant aussi choisi de tisser des liens avec des « étrangers », à savoir des étudiants certes francophones pour beaucoup, mais qui venaient d’autres horizons comme le Maroc ou le Liban pour n’en citer que quelques uns.

Je n’ai pas rencontré de grosses difficultés, si ce n’est survivre au froid polaire qui s’installe début novembre. La transition de l’été à l’hiver, à savoir l’automne, est belle avec ses couleurs fauves mais est courte, et le Mont Royal s’est vite couvert de neige – pour mon grand ravissement… jusqu’à un certain point !

Je conseillerais de participer un maximum aux activités proposées par l’université pendant la semaine d’intégration et surtout de profiter de la ville de Montréal tant qu’il fait beau. Et d’établir un budget qui tienne compte du coût de la vie, fort cher au jour le jour, des denrées alimentaires aux produits de soin corporel, et autres.

Quentin Prieul

 

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