| Isabelle Erulin | Janvier 2020 |

 

 

Il ne sert à rien d’acheter des engrais alors que vous avez tout sous la main dans votre jardin, même le plus petit. Faire ses engrais soi-même c’est malin, économique et surtout écologique.
Il existe différents types d’engrais. Le compost et les purins sont les deux principaux mais vous pouvez aussi utiliser des algues, des cendres ou du fumier par exemple.
L’automne est la période la plus propice à la préparation des engrais : ainsi, les matières peuvent se décomposer pendant l’hiver. Vous pouvez  néanmoins les préparer en toutes saisons.

Il existe trois formes d’engrais maison :

  • Les solides
  • Les liquides
  • Les poudres

 

Les solides

Le compost.

Faire décomposer vos déchets est l’un des meilleurs moyens de disposer de grandes quantités d’engrais maison. Vous pouvez utiliser en particulier :

  • Les déchets ménagers : épluchures de légumes et de fruits, fruits trop mûrs, marc de café, coquilles d’œufs, cartons… attention, pas de déchets animaux (restes de viande par exemple)
  • Les déchets de jardin : résidus de tonte, feuilles mortes, mauvaises herbes…

Vous entassez les déchets soit directement sur le sol, soit dans un composteur. Au bout de quelques mois, en retournant régulièrement le mélange, vous obtiendrez un engrais 100 %  naturel prêt à l’emploi, véritable mine d’or pour votre jardin.
Autre avantage, vous allez diviser par deux le volume de vos ordures ménagères.
Mais attention, n’utilisez pas les restes de poisson et de viande, les végétaux malades comme les rosiers ou les mauvaises herbes à graines.

Le fumier

Le fumier est un amendement presque aussi universel que le compost. Mais il faut attendre quelques mois avant de l’incorporer à la terre, sinon il risque de brûler les plantes.

Pour ceux qui n’ont pas la chance de disposer de fumier frais ou qui sont rebutés par sa forme encombrante et odorante, la technologie offre une solution : le fumier en granulés. Il s’agit de fumier séché, broyé puis compacté en granulés sans odeur. Un kilo de granulés équivaut à environ 5 kilos de fumier frais.

Les algues marines

Si vous habitez au bord de la mer, qu’elles soient vertes ou brunes, les algues constituent un bon moyen d’enrichir la terre en azote et phosphore. Récoltez les sur la plage puis utilisez les en paillis fertilisant, elles libèrent leurs minéraux dans la terre en séchant sur le sol. Elles peuvent aussi être émiettées pour être enfouies directement dans la terre.

 

Les liquides

Le purin

Tout déchet vert en feuilles peut servir à confectionner un purin qui servira d’engrais naturel. Que ce soit l’ortie riche en azote favorisant la croissance des tiges et des feuilles ou la consoude riche en potassium, idéale pour obtenir fleurs et fruits, la technique est la même.
Dans un récipient en plastique, mettez 1 kg d’orties ou de consoude hachées et 10 litres d’eau, de préférence de pluie.
Laissez macérer pendant 14 jours à 20°C ou 21 jours à 5°C, en remuant le mélange tous les jours.
Lorsque la mousse blanche qui s’était formée disparaît, la fermentation est terminée : filtrez alors le purin et stockez-le dans des bidons en plastique hermétiquement fermés.
Vous obtiendrez un engrais très concentré, à diluer avant utilisation à 10 ou 20%.

 

Les poudres

Les engrais en poudre sont soit des végétaux séchés réduits en poudre soit des cendres de végétaux.

Les cendres

Les cendres de bois issues de votre cheminée font un excellent engrais. Récupérez les  et tamisez-les lorsqu’elles sont refroidies. Elles sont riches en phosphore et potasse.
Stockez-les dans des sacs étanches fermés, entreposés à l’abri de l’humidité.
Épandez ces cendres telles quelles avec parcimonie, à la dose moyenne d’environ deux poignées (70 grammes) par m² et par an et les prochaines pluies se chargeront de faire descendre progressivement votre engrais naturel dans le sol.

 

Quelle que soit la taille de votre jardin, voyez grand pour les matières à décomposer. En effet, ces matières perdront une grande partie de leur volume initial : vous obtiendrez à la fin moins de 10% de ce volume, voire 30 fois moins.

 

Isabelle Erulin
www.les-pouces-verts.com

 

  • Il est une matière fertilisante, taboue de nos jours mais ô combien efficace et naturelle : l’urine. Elle doit être diluée avant d’être appliquée au pied de vos plantes. Les vieux jardiniers avaient pour habitude d’uriner dans un arrosoir !
  • Vous êtes un mangeur de banane ? Enterrez les peaux aux pieds de vos rosiers ; rien de meilleur pour éloigner les maladies et stimuler la floraison.