| Laure Berardi | Mai 2020 |

 

Je bouge donc je suis

 

Confinement ne signifie pas immobilité !
Et si le sport est nécessaire pour sa silhouette, il l’est tout autant pour sa santé en général, surtout en ce moment !

 

Je bouge donc j’entretiens mon corps ?

Pour la majorité d’entre nous, le sport est un moyen de se défouler ou encore de socialiser… Il est peut-être temps de repenser le bienfait de l’exercice physique dans un contexte plus simple. Entretenir son corps, c’est avant tout garantir son bon fonctionnement pour les tâches quotidiennes.

D’accord, nous n’avons plus besoin de courir des kilomètres pour chasser notre repas du soir, mais une étude Tesco par exemple, a indiqué que nous poussions un caddie sur 3800 km en moyenne dans notre vie !

En ces temps de confinement à la maison, quand bien même nous ne sommes pas aussi flexibles qu’un yogi, il faudra bien compter sur notre souplesse pour aller récupérer le lego coincé sous le canapé ou changer l’ampoule du plafonnier, non ?

 

Je bouge donc je me défends ?

Bouger, c’est bon pour la santé ! On a tous compris le principe. Mais saviez-vous que c’est un des piliers de notre immunité ?

En effet, notre première barrière défensive en cas d’agression par un virus est notre système lymphatique. La lymphe, c’est le liquide dans lequel baignent les fameux lymphocytes, ceux qui combattent les méchants microbes et font gonfler les ganglions quand une infection se présente dans le corps (autour du cou par exemple, ou sous les aisselles).

Le système lymphatique fonctionne comme le système vasculaire où circule notre sang, à la différence qu’il n’a pas de cœur, c’est-à-dire pas de pompe pour le stimuler… Ce sont les mouvements qu’effectue notre corps qui font circuler la lymphe. Pas besoin de faire un triathlon, marcher ou monter un escalier sont suffisants pour activer notre lymphe et donc stimuler notre système immunitaire.

 

Je bouge donc je sens ?

Il n’est pas question d’évoquer ici les effluves de nos aisselles après 45 minutes de running, mais bel et bien de notre sensibilité dite profonde. La proprioception est la perception que chacun d’entre nous a, de manière consciente ou non, de la position dans l’espace des différents segments de son corps. Ce sens est à l’origine de notre équilibre par exemple, ou encore de la coordination de nos mouvements afin de marcher.

Ces sensations ne sont possibles que grâce à des capteurs situés, devinez où ? Dans nos muscles, nos ligaments et notre peau. Plus vous faites fonctionner votre corps, plus vos capteurs s’entrainent et affinent les informations reçues.

Amusez-vous, les yeux fermés, à toucher votre nez avec votre index : ça y est, vous comprenez l’utilité de la proprioception !

 

Je bouge donc je pense ?

Reparlons de ces récepteurs proprioceptifs, cachés dans les fibres de nos muscles et notre peau. Directement reliés à notre cerveau via le système neurologique, ils font partie d’un système essentiel appelé la somesthésie, véritable pont entre la psyché (l’esprit) et le soma (le corps) de l’individu.

Système indispensable du développement de la personnalité chez l’être humain, des séquelles psychologiques majeures et irréversibles apparaissent s’il n’est pas stimulé.

Utiliser ces capteurs revient donc à entretenir notre fonction cognitive.

 

Je bouge donc je me fais plaisir ?

Si dans la somesthésie, la proprioception est la perception des sensations positives, la nociception est celle de nos sensations négatives.

Lors d’efforts musculaires, la douleur est intense. Les capteurs, saturés d’informations négatives, les remontent au cerveau. Celui-ci active la production d’endorphines et d’enképhalines, qui inhibent alors cette nociception. Véritable anesthésie de la douleur, ces deux hormones agissent en moyenne après 30 à 40 minutes d’exercices physiques.

Appelées aussi hormones du plaisir, on comprend mieux pourquoi le sport joue le rôle d’antidépresseur chez certaines personnes. Il est cependant intéressant de savoir que cette production est active en permanence, que l’activité soit intense ou non… c’est la régularité de cette production, et donc la régularité de cette sollicitation musculaire qui permet de garder ces hormones en permanence dans l’organisme !

 

Bouger, c’est donc entrainer, défendre, ressentir, penser, être heureux…

Je bouge donc je vis !

 

Laure Berardi
laure.berardi@gmail.com
Owner of Ubuntu Pilates & Care

 

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