| Julie Jongen | Avril 2020 |

 

Crédit photo : Durham University

 

J’ai choisi l’université de Durham, au Royaume-Uni.

Ayant grandi à Londres et venant du Lycée Français de Londres, étudier au Royaume-Uni était une option que je considérais depuis longtemps. J’ai visité de nombreuses universités au Royaume-Uni avant de choisir celles auxquelles je voulais postuler. L’université de Durham m’a tout de suite énormément plu. C’est le charme d’une ville universitaire avec un centre historique et le collegiate system qui m’ont décidée à mettre cette université en premier choix sur mon application UCAS. Le collegiate system la différencie des autres universités au Royaume-Uni. Il permet aux étudiants de faire partie d’un collège ; une communauté dans laquelle il vivent en première année et à laquelle ils appartiennent pour le reste de leurs études. Les étudiants de première année peuvent ainsi rencontrer des étudiants de tous horizons et faire partie de groupes de sport, de théâtre, de musique et bien d’autres de tout niveau.

J’ai ainsi rencontré beaucoup d’étudiants, d’années et de collèges différent. J’ai intégré de nombreux groupes et associations. J’ai commencé de nouveaux sports tel que l’aviron et le volleyball, et fait du volontariat.

L’université de Durham n’a pas autant d’étudiants européens que les universités londoniennes, qui attirent plus volontiers. En revanche, des groupes tels que la French society ou la Hispanic society organisent des événements et permettent de rencontrer de faire de nombreuses rencontres. J’ai pour l’essentiel des amis britanniques, mais aussi certains venant d’Europe ou d’autres régions du monde.

Arrivant à l’université, je me suis vite rendu compte que j’avais grandi à Londres toute ma vie dans une sorte de bulle internationale et que je n’avais jamais connu le  vrai style de vie Britannique. Cela a nécessité un petit temps d’adaptation. Il y aura toujours des choses qui m’échapperont, mais cela ne me dérange pas. Je me souviens surtout qu’en première année, c’est l’heure à laquelle nous devions diner qui m’a le plus choquée. Habituellement je dine à la maison vers 20h. Rapidement j’ai dû m’habituer à manger vers 18h. Il y a aussi d’autres difficultés que j’ai rencontrées, telles que mon accent, qui ne me paraissait pas fort avant de venir à l’université mais qui apparemment l’était, ou les références culturelles.

Si je devais donner un conseil à quelqu’un qui souhaite faire le même choix que moi, ce serait de ne pas avoir peur d’essayer de nouvelles choses. Je pense que ceci est valable pour n’importe quelle université.  Le cadre universitaire permet de participer à de nombreuses activités auxquelles nous n’avions pas forcement accès ou que nous n’avions pas pensé faire auparavant. Ainsi, lors de la semaine d’intégration appelée Freshers’ week, je recommande de s’inscrire à tout ce qui vous parait intéressant. Il y a des taster sessions en début d’année scolaire, organisées par toutes les associations. Cela permet aux étudiants d’essayer tout ce qu’ils veulent avant de choisir ce qui leur plait vraiment. De plus, de nombreux clubs et associations sont gérés par des étudiants. En s’engageant et étant membre du comité exécutif de ces associations, nous pouvons acquérir d’importantes compétences au-delà des compétences purement académiques.

Ceci dit, il est très important de trouver le juste milieu entre les activités extrascolaires et les études. Il est très facile parfois de vouloir faire trop de choses et ensuite de se rendre compte que l’on n’a pas assez de temps pour tout faire !

 

Julie Jongen

 

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