| Diane de La Raudière | Septembre 2019 |

 

Crédit photo : Mglee

 

Premier pas dans l’indépendance, l’université est le premier souffle de liberté.  L’éducation anglaise donne la priorité au savoir académique et au développement personnel. Les Societies permettent de s’impliquer dans la vie étudiante.

 

La bulle universitaire

Le début de l’université est le départ du cocon familial pour un nouveau cocon, celui de la vie étudiante. Au début complexe et immense, le campus semble bien vite familier. Le secret est ensuite de faire partie de ceux qui l’animent. C’est là que rentrent en jeu les Societies. Vous en trouverez pour tous les goûts et les couleurs. L’université de Warwick par exemple en possède plus de 250 !

Qu’est-ce qu’une Society ? Tout simplement une organisation étudiante agissant à l’échelle du campus universitaire. Allant des Societies caritatives comme RAG (Raising And Giving) en passant par les Societies académiques ou encore les Societies de divertissement tel que la Quidditch Society, on trouve forcément chaussure à son pied.

Devenir Executive dans ces societies offre la possibilité de se rendre utile à l’échelle universitaire et d’avoir un impact. Elles présentent l’opportunité de faire partie de quelque chose de plus grand, de soutenir une cause que ce soit à l’échelle du campus ou au-delà. Par exemple, la Warwick Business School Society (WBSS) organise des conférences, événements de networking ou encore des soirées pour les membres de ce département académique. Son action dépasse ce cadre avec des événements à but caritatif tel un concert de soutien pour Life Project 4 Youth.

 

L’enseignement personnel apporté par les Societies

Tout commence à l’école anglaise où les élèves participent dès leur plus jeune âge au Red Nose Day. Les enfants sont régulièrement sollicités et savent s’engager bénévolement. Dans la même logique, les étudiants choisissent de s’impliquer de différentes manières. Le vrai secret de cet engagement c’est de savoir gérer son temps ! Un étudiant en chimie peut débattre de politique dans le club de débat et un philosophe en herbe peut jouer pour l’équipe universitaire de rugby. Les possibilités sont infinies. Les heures de cours sont synthétiques et intenses, le travail personnel aussi mais libre à chacun de travailler comme il le souhaite. Vous pouvez donc en profiter pour apprendre au-delà des salles de classe. Les étudiants des années supérieures donnent ce conseil précieux : « Comment occuper ton temps libre ? Tu préfères regarder Netflix ou avoir un impact sur le campus ? ».

Ces Societies nous apprennent à grandir et à penser par soi-même. Faire partie d’une Society qui fonctionne comme une micro-entreprise permet d’ouvrir ses horizons. Cet engagement est une leçon de vie : faire ses propres choix, s’impliquer avec passion, rendre service, travailler en groupe, être créatif et avoir confiance en soi. Les idées originales et farfelues sont les bienvenues. C’est l’occasion de les mettre en œuvre. Pour soutenir l’association Child.org, un Executive de la WBSS a eu l’idée de vendre des roses aux étudiants pour la Saint Valentin. Les bénéfices de la vente ont été reversés à Child.org Warwick.

 

Théorie et Pratique

Agir, quelque soit la cause, permet d’appliquer la théorie à la pratique. Une étudiante en Relations Internationales peut partager le contenu de ses cours avec des réfugiés qu’elle rencontre par le biais de sa Society. La dimension académique prend une nouvelle forme et les cours deviennent un véhicule pour échanger sur le plan humain et personnel. Partager ses connaissances permet de mieux apprendre.

Pour la plupart, cet engagement apporte pour la première fois sa part de responsabilités. Ainsi on apprend de nos erreurs, de leurs impacts et surtout on doit trouver des solutions ! Soyons pragmatiques comme les Britanniques : l’erreur permet d’aller plus loin ! C’est le plus souvent travailler dans l’urgence et jongler entre examens et engagements. Apprendre à se connaître, résister à la pression et au stress, savoir travailler en équipe : voici une façon efficace de se préparer à notre future vie professionnelle et qui sait ?… à l’âge adulte.

 

Diane de La Raudière
diane.laraudiere@gmail.com