maison du canada Londres

Avec une entrée royale, un escalier magistral et des salles de réunion très design –portant chacune le nom de territoire ou de province du Canada (Alberta, Ontario,…), la Maison du Canada est une vitrine du savoir-faire canadien du XXIe siècle. Elle s’ouvre au public une fois par semaine.

À l’ouest de Trafalgar Square, le drapeau canadien flotte aux fenêtres d’un immeuble néoclassique grec. Après deux ans de travaux, la nouvelle Maison du Canada a été inaugurée le 19 février dernier par Sa Majesté la reine Elizabeth, accompagnée du duc d’Edimbourg.

Construit entre 1824 et 1827 par Robert Smirke, l’architecte du British Museum et du Royal Opera House, l’imposant bâtiment a d’abord hébergé l’Union Club, fréquenté par le duc de Wellington, Cecil Rhodes ou Charles Dickens, puis le Royal College of Physicians, avant d’être acquis par le gouvernement du Canada en 1923. Le Haut-commissariat du Canada occupe aujourd’hui les lieux et assure toutes les activités diplomatiques canadiennes au Royaume-Uni.

Dès que l’on pénètre dans le bâtiment, on est happé par la vue du lustre de verre et de métal de 14,5 mètres de haut, créé par le designer vancouvérois Omer Arbel et réalisé par l’entreprise de luminaires Bocci, qui prend tout l’espace de la cage du grand escalier. Les travaux d’aménagement et de décoration ont en effet été confiés à des entreprises, artistes et designers canadiens. Les meubles sont en chêne blanc, cèdre rouge, noyer et érable du Canada, les tapis ont été fabriqués par l’entreprise torontoise Creative Matters. Des œuvres d’artistes ornent les murs des bureaux, dont un tableau d’Emily Carr (1871-1945), pour qui les arbres étaient des personnages moraux. Les statues des généraux Wolfe et Montcalm, qui se sont affrontés pour la prise de Montréal, se font face –belle entente cordiale artistique… Le clou de la visite est assurément la terrasse qui surplombe Trafalgar Square.

La Maison du Canada se visite le vendredi après-midi. Inscription gratuite sur : www.canadainternational.gc.ca

Texte et photo : Marie-Blanche Camps