Le bac, sanction des études primaires et secondaires, mais aussi rite de passage vers l’âge adulte, est une étape importante pour les parents. Inévitablement, la question de la réussite de leur éducation se pose puisque leur « petit » est en mesure de s’envoler du nid. Quel bagage éducatif avons-nous transmis à notre enfant, que va-t-il se passer pour notre enfant, surtout s’il n’est pas le premier de la classe ?

Scolarité brillante, éducation réussie ?

Pendant toute la période de l’enfance, puis de l’adolescence, une éducation réussie se définit essentiellement par rapport à la scolarisation. L’estime de soi, la confiance en soi de l’enfant sont extrêmement liées aux notes. En effet, les adultes définissent la valeur de l’enfant par rapport à sa réussite scolaire : la seule question qu’on lui pose, c’est « Alors, tu as des bonnes notes à l’école ? ». A priori, on ne se fait pas de soucis pour un enfant qui a de bonnes notes à l’école et le bac avec mention Très Bien est le symbole d’une éducation réussie. Mais qu’en est-il pour les enfants dont les notes sont moyennes, voire mauvaises à l’école, leur éducation est-elle ratée ?

Une éducation scolaire nécessaire mais pas suffisante pour une vie d’adulte réussie

La réussite scolaire, qui représente environ 90 % de la socialisation de l’enfant, se retrouve à l’âge adulte comme faisant partie de son passé : personne ne va vous demander quelles notes vous avez eues au bac, ou encore si vous avez redoublé votre CP. Pour réussir sa vie d’adulte, tout reste à créer au niveau éducatif, notamment en ce qui concerne les relations avec les autres et la future insertion dans le monde du travail. Il faut donc, en plus de l’éducation scolaire, prendre en compte la globalité de l’être dans son interaction avec les autres, dans sa capacité à exercer des habilités sociales. Il s’agit de pouvoir sans crainte dire bonjour à un inconnu, d’être à l’aise en société, d’être capable d’essuyer des critiques, de savoir se défendre contre des attaques injustifiées, de conserver quoi qu’il arrive une confiance en soi, une bonne estime de soi. C’est aussi être capable de se confronter au conflit, au désaccord avec l’autre, tout en respectant un point de vue différent et en ne s’effondrant pas psychiquement, face à l’adversité.

Enfin, pouvoir faire face à l’échec, apprendre à tomber et à se relever, est certainement l’élément le plus important à cultiver pour une vie d’adulte réussie.

Permettre à son enfant d’avoir la capacité de penser par lui-même, de pouvoir critiquer et de remettre en cause tout ce que vous lui avez appris afin qu’il puisse choisir ses propres valeurs, est fondamental. Enfin, il reste à apprendre à son enfant à s’auto-évaluer avec ses points forts et ses points faibles, et à apprécier ses qualités au lieu d’être toujours dans la critique contre soi.

Une éducation réussie, c’est de passer de « Faire » à « Être »

La seule chose importante, au fond, est d’aider son enfant à acquérir les aptitudes à surfer sur les hauts et les bas de la vie et de lui fournir de quoi pouvoir rebondir en toutes circonstances. Quels que soient les coups donnés, tel un « culbuto », l’enfant, puis le futur adulte doit être capable de pouvoir toujours revenir à sa place, en équilibre et en accord avec lui-même.

Une éducation réussie, c’est donc permettre à son enfant d’avoir la capacité d’évoluer de « J’ai des bonnes notes » à « Je suis ».

 

Violaine-Patricia GALBERT

Conseillère Conjugale et Familiale

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