| Khinley Trott, élève à Whitgift School nominé dans la catégorie lycée du Concours du Jeune Journaliste 2020 | Mai 2020 |

 

une question de conscience

La poubelle de compost dans le jardin de la maison de la famille Trott.

Il existe une certaine question de conscience dans nos gestes pour l’environnement ; une question d’habitudes, de mode de vie et même peut-être de morale. C’est comme si nous avions une voix qui nous donnait des ordres pour nous diriger dans la bonne direction. Tout de même, nous avons toujours des déchets qui causent des dommages à l’environnement et nous sommes coupables de ne rien faire pour protéger notre planète. Les dégâts causés sont-ils irréparables ; ou sommes-nous trop paresseux pour les inverser ?
Pour répondre à cette question je me suis entretenu avec plusieurs personnes dont une famille et le directeur de mon école.

Ces gestes pour préserver la planète…

Au niveau de la communauté familiale, les Trott, une famille de quatre personnes qui vit dans le centre de Londres, avoue qu’elle ne faisait pas assez pour l’environnement. Quand ils ont rénové leur maison en 2015 ils ont « installé des panneaux solaires » et ils font maintenant le tri de déchets. Ils ont aussi construit une poubelle de compost et ils ont « hâte de l’utiliser ».

De plus, puisque j’y passe la plupart de mon temps, il me semblait essentiel d’interroger le directeur de mon école, Whitgift School, Monsieur Ramsay, pour connaitre les mesures prises aujourd’hui et à l’avenir. Pour lui, par principe, « il n’est pas possible de faire assez pour l’environnement ». Pour tout renouvellement des salles de classe, l’école considère l’environnement. Par exemple l’isolation avec des fenêtres efficaces ; le chauffage par le plafond ; la lumière, « on utilise plus la lumière du jour en ouvrant les rideaux et on installe des lumières plus efficaces ». Un autre grand projet de l’école est de « creuser un énorme puit de forage pour récupérer les eaux de pluies afin d’arroser les terrains de sport ».

 

Ces gestes pour soigner les blessures causées par les hommes…

J’ai aussi appris qu’un comité pour l’environnement se réunissait régulièrement, et que l’école avait un projet à dix ans dont l’objectif est « d’améliorer la qualité de l’air ». Par exemple les espaces parkings seront réduits et éloignés des bâtiments. En outre, cet hiver, l’école a planté 225 arbres, et nous avons des ruches qui produisent du miel. De même, la société de nettoyage utilise maintenant des produits plus naturels.
Quand j’ai abordé la question des voyages scolaires en avion, Mr Ramsay a fait remarquer qu’il allait en réduire le nombre et qu’il faudrait aussi encourager le covoiturage avec pourquoi pas « une réduction fiscale pour inciter les gens à réduire leur empreinte carbone ».

D’autre part, au niveau national, les deux projets qui sont intéressants de citer sont, d’une part : le projet de HS2 qui propose de relier Londres à Birmingham. Cependant, ce projet n’a pas pris en considération des mesures pour réduire les émissions de gaz carbonique. Pourtant, l’utilisation d’un train à grande vitesse pourrait réduire le nombre de personnes qui conduisent ou qui prennent l’avion pour des longues distances – le site hs2.org explique que ces trains produiraient 7 fois moins de CO2 que les voitures et 17 fois moins que les avions domestiques par passager par kilomètre et réduiraient l’utilisation des trains ordinaires.

De plus l’article publié sur le site « wildlifetrusts.org » explique que les cicatrices causées par l’opération sur « les zones de beauté seraient irréparables ». Ils expliquent aussi que 66,800 personnes ont signé une pétition envoyée au premier ministre – ce qui montre la passion des gens au RU.

Finalement, il faut se réjouir que le projet de troisième piste à Heathrow n’ait certainement pas lieu car les dégâts sur l’environnement seraient trop grands.

Peut-on alors dire que les britanniques contribuent à prévenir et guérir les blessures faites sur la planète ?

Oui, à condition que tout le monde se rappelle de faire tous ces petits gestes… – Ne dit-on pas que ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières ?

 

Khinley Trott
élève à Whitgift School
nominé dans la catégorie lycée du Concours du Jeune Journaliste 2020