Stéphanie Achar | Décembre 2018 |

 

Vous seriez étonnés de la quantité de sucre caché dans les aliments industriels. Le régime occidental d’aujourd’hui repose principalement sur des aliments riches en sucres rapides et lents qui perturbent notre glycémie. Ceci, nous le savons maintenant, contribue au stockage de graisses et à des problèmes de santé tel que les maladies chroniques (diabète, cancer, maladies cardiovasculaires, etc.), de l’inflammation, une immunité réduite et un vieillissement prématuré.

 

Le sucre est-il un élément indispensable au bon fonctionnement de votre corps et votre cerveau ?

Un préjugé tenace voudrait que le sucre soit indispensable au bon fonctionnement de notre cerveau. Oui et non. Tous les glucides de notre alimentation (pain, riz, pâtes, pommes de terre, gâteaux, bonbons, légumes, fruits) fournissent, après digestion, du glucose. Celui-ci est transporté par le sang jusqu’aux cellules qui l’utilisent pour créer de l’énergie. Le glucose est la principale source de carburant pour le cerveau et nos cellules. L’insuline, hormone sécrétée par le pancréas, régule le niveau de glucose dans le sang. Après avoir mangé, la quantité de glucose dans le sang augmente. L’insuline est libérée pour ramener la glycémie à un niveau « normal ». Si le taux de sucre dans le sang augmente trop rapidement, le corps libère trop d’insuline qui fait basculer le taux de sucre dans le sens inverse (hypoglycémie). Nous nous sentons fatigués, de mauvaise humeur et affamés. Après le sursaut d’énergie provient l’effondrement. Le faible taux de glucose dans le sang signale au cerveau d’augmenter vos envies de glucose afin d’augmenter votre glycémie. Cela vous maintient dans un cercle vicieux de dépendance au sucre. Ce n’est pas parce que le cerveau se nourrit de glucose essentiellement qu’il faut se nourrir de sucres rapides. Les glucides complexes, tels que les céréales complètes, les légumes secs fournissent une énergie plus soutenue et contiennent des vitamines, minéraux, phytonutriments et fibres. Le cerveau a besoin de glucose mais trop de cette source d’énergie peut être une mauvaise chose. La surconsommation de sucre peut entrainer des problèmes de santé neurologiques tels que la dépression, les troubles de l’apprentissage, les problèmes de mémoire.

Notre consommation de sucre doit-elle dépendre des besoins énergétiques de chaque individu ?

Il est vrai que les besoins de glucides peuvent varier en fonction de chaque individu (enfants, adolescents, femmes et hommes, sportifs, personnes âgées, etc). Cependant pensez plutôt en terme de qualité que de quantité et choisissez vos glucides. Pensez à ce que vous mangez en terme d’informations que vous (dé)livrez à vos cellules. La qualité de ces informations est essentielle pour vous assurer une énergie et santé optimale. Pour assurer un fonctionnement maximum de tous les processus de la vie, notre corps est constamment à la recherche d’un équilibre interne. Lorsque cet équilibre est menacé ou perdu, il existe un risque sérieux pour le bien-être de l’individu. Comprendre les bénéfices d’une alimentation faible en sucre et réguler votre glycémie vous permettra d’être moins fatigué, de ne plus avoir de fringales, d’être d’une humeur stable, d’améliorer vos risques de diabète, de maladie cardiovasculaire, de cholestérol élevé et de cancer.

 

Trouvez de la douceur dans votre vie

Trouver une douceur de vivre dans le plaisir du gout sucré est un dénominateur commun pour beaucoup d’entre nous. Une journée stressante, où l’on a l’impression que la vie est une série d’obligations et ou le plaisir n’a pas sa place peut nous exposer aux envies de sucre. Nous cherchons à nourrir un besoin de plaisir, de douceur de vivre sans adresser ce qui nous manque vraiment. Il faut prendre conscience de ce qui a besoin d’être “nourri” et trouver une douceur dans leur vie autre que le sucre. Si une personne est satisfaite de sa vie, elle a moins de raisons de tomber dans un paquet de friandises en cas de stress. Moralité : si vous pensez suivre un régime alimentaire équilibrant votre glycémie, où votre corps et votre cerveau sont bien nourris alors vous pourrez vous permettre quelques écarts de temps en temps. En revanche, si vous êtes accro au sucre, pensez à consulter un spécialiste pour comprendre comment vous en libérer.

Stéphanie Achar
Registered Nutritional Therapist Health Coach | Dip CNM | mBANT |
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