| Olivier Bertin | Octobre 2019 |

 

Conférence de presse au Quay d’Orsay. De gauche à droite: Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères. Photo : Olivier Bertin

 

Pour la première fois le ministère de l’Education nationale et le ministère des Affaires étrangères ont organisé une conférence de presse commune pour présenter leur nouveau plan de développement de l’enseignement français à l’étranger.

 

Les 4 objectifs du plan :

  • accueillir plus d’élèves,
  • accompagner la croissance des établissements existants et la création de nouvelles écoles,
  • mieux associer les familles à la vie des établissements,
  • mieux accompagner le réseau grâce à une mobilisation accrue des ambassades

 

Accueillir plus d’élèves

Le 20 mars 2018, Emmanuel Macron a fixé l’objectif d’un doublement du nombre d’élèves dans les établissements français à l’étranger à l’horizon 2030. Le réseau des écoles françaises à l’étranger rassemble 522 établissements dans 139 pays et scolarise 370 000 élèves en 2019-2020. 40 % des élèves sont français et 60 % d’autres nationalités.

 

Des moyens supplémentaires 

Le budget de l’AEFE sera augmenté de 25 M€ par an pendant 3 ans

Le ministère de l’Education nationale s’engage à détacher 1000 personnels supplémentaires d’ici 2030 auprès des nouveaux opérateurs. Le nombre de détachés des établissements de l’AEFE a été réduit de 500 en 2017.

 

Opérateurs privés et homologation simplifiée

Bien que le budget 2020 de l’Agence pour l’Enseignement du Français à l’Etranger (AEFE) ait vu son budget augmenter de 25 M€, le financement de l’Etat reste très insuffisant pour atteindre cet objectif. Pour permettre cette augmentation, le gouvernement compte donc sur le secteur privé de l’éducation.

Pour permettre à de nouveaux opérateurs, privés ou associatifs, de créer des écoles françaises ou bilingues à l’étranger, le processus d’homologation est simplifiée. Il sera par exemple possible de demander une homologation dès la première année d’existence d’un établissement.

 

Une éducation plurilingue renforcé

Les sections internationales font l’objet d’une forte demande. Leur nombre, 138 en 2017, devrait doubler d’ici 2022.

 

Représentation des associations de parents d’élèves

Le nombre de parents d’élèves siégeant à l’Agence pour l’Enseignement du Français à l’Etranger (AEFE) double (de 2 à 4).
Les parents siégeant aux conseil d’établissements en gestion directe seront davantage associés. La préparation des budgets feront ainsi l’objet d’une consultation en amont avec les parents d’élèves.

 

Olivier Bertin
Olivier Bertin est, en sus et indépendamment de sa participation à L’ECHO Magazine, membre de la commission de l’enseignement de l’Assemblée des Français de l’étranger.